INFOS


  • 11 mai 2012

    L'ANDL compte 76 membres réunis par leur passion commune, la détection de loisir. Rejoignez-nous !


     
  • Réunion du 16/10/10

    L'ANDL publie le compte-rendu de sa réunion du 15/10/10 à la sous-direction de l'archéologie, où un message malheureusement très répressif nous a été adressé au sujet de la détection de loisir. Pour le lire, cliquez sur le titre.


     
  • L'ANDL soutient le site Detect+

    Cette excellente tribune rétablit la vérité au sujet de la détection de métaux. Avec Detect+, l'ANDL défend "une détection positive", loin des préjugés véhiculés par les médias.


     

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Bienvenue sur le site de l'Association Nationale pour la Détection de Loisir (loi 1901). Le texte qui suit est une présentation de l’ANDL, mais aussi une tentative de résumé de la situation de la détection de métaux ("prospection électromagnétique") en France. Une « tentative », tant il est vrai que la situation n’est pas simple à décrire !

 

Qu’est ce que l’ANDL ?

Nous venons de toutes les régions de France et parfois même d’autres pays. Nous provenons de toutes les couches socioculturelles. De tous âges, nous sommes ouvriers, employés, artisans, fonctionnaires, retraités, étudiants, membres des professions libérales... Ce qui nous réunit, c'est la passion de la détection et le plaisir que nous procure ce loisir. Notre association se veut respectueuse du patrimoine et aucun « pilleur » ne figure dans nos rangs : ce n'est pas le genre de la maison, nous prônons une détection libre mais responsable.

 

La détection de métaux : repos dans un labour

 

La prospection en France ?

Certains disent que nous sommes 10.000, d’autres 50.000 à pratiquer ce loisir. Il existe des magazines de détection qui seraient tirés à des milliers d'exemplaires, des boutiques spécialisées, des sites Internet, environ 200 associations de pratiquants, des rallyes et même des championnats. Nous pourrions nous arrêter là et dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. L’utilisation de détecteurs de métaux pouvant être parfois en rapport avec le patrimoine historique/archéologique, des textes de lois successifs ont tenté de l’encadrer, mais sans jamais avoir la volonté de distinguer ceux qui la pratiquent comme un loisir et qui respectent les sites archéologiques, et les autres, sans jamais vouloir nous prendre en compte avec réalisme.

 

Prospecteur = pilleur ?

Nombreux sont les responsables de services archéologiques et d’associations qui se sont engouffrés dans la brèche et qui, depuis des années, nous diabolisent. Certains se sont même fixés pour objectif d'interdire définitivement toute utilisation d'un détecteur de métaux. Le phénomène va hélas en s'amplifiant, instaurant un véritable climat de défiance entre le monde de l'archéologie et le monde de la détection. C’est ainsi que nous nous retrouvons dans le même sac que les pilleurs de sites archéologiques, que nous ne cessons de combattre à la source par notre souci d'information ! Leur seul rapport avec nous est de sévir avec le même appareil en main. C’est un peu comme si une administration qualifiait l'ensemble des chasseurs de « braqueurs de banques » ou de « sérial killers » sous prétexte qu'ils utilisent des armes... Nous pensons que c'est non seulement absurde, mais de surcroît contre-productif en matière de protection du patrimoine ! Depuis quelques années déjà, des prospecteurs tentent de faire évoluer les choses. Certains ont choisi l'option du rapprochement et de la collaboration avec les services archéologiques. D’autres, par voie médiatique, ont tenté de démontrer l’absurdité du système français ou d’organiser un collectif d’associations, de professionnels et d’indépendants. L’ANDL a fait partie de ceux-là. Mais aucune de ces tentatives n’a jusqu’à présent débouché sur une solution fiable et viable. Ceux pour qui la détection doit rester un loisir et qui respectent les lois, ceux-là continuent à avoir plus de chance de se faire rejeter que d'être accueillis avec courtoisie s'ils s'avisent de porter leurs trouvailles à leur S.R.A. Pire : selon qu'ils pratiquent dans une région plutôt qu'une autre, ils pourront soit être superbement ignorés, soit faire l'objet d'une plainte !

 

Et l’ANDL dans tout ça ?

Notre association est « multifacettes ». Certains d’entre nous pensent qu’il est temps de réagir et de tout faire pour être reconnus comme pratiquant un loisir à part entière. D’autres préfèreront le côté festif de nos rassemblements et laisseront pour qui veut le côté militant. Nous demandons de pouvoir prospecter librement hors site archéologique. Nous demandons que la loi accepte que l’action de prospecter puisse nous amener à trouver des objets anciens. Nous demandons que le caractère « fortuit » soit reconnu pour toutes nos trouvailles. Nous demandons un référent dans chaque S.R.A. pour faciliter les déclarations. Nous nous engageons à faire le moins de dégâts possibles sur l’environnement (reboucher ses trous, ramasser les déchets, respecter le sol, la faune et la flore). Nous nous engageons à demander l’autorisation des propriétaires pour détecter sur des parcelles privées.

 

Une trouvaille de détection : 2 centimes Napoléon III

 

En guise de conclusion...

Il est plus que temps de nous unir, de nous montrer, d'expliquer ce que nous faisons vraiment avec notre appareil, ce que cela nous apporte et pourrait apporter au patrimoine si un climat serein pouvait être rétabli. Nous existons, nous réclamons le droit au respect, et il est hors de question que l'on accepte n'importe quelle interprétation erronée des lois, le Sénat ayant bien précisé, avant de voter la loi 89-900 (reprise ensuite dans le Code du Patrimoine) que la détection de loisir n'était pas visée par cette loi*, cet espace de liberté devant être préservé. L'ANDL se veut le contrepoids de toute la désinformation qui peut être faite sur notre compte.

Elle souhaite, en unissant des prospecteurs honnêtes, représenter ce loisir passionnant, aider et conseiller les membres dans sa pratique ; elle souhaite prouver que ce loisir peut être pratiqué en harmonie avec les contraintes nécessaires à la préservation de notre patrimoine, cela n'étant possible qu'avec l'aide des autorités (déclaration des trouvailles pouvant intéresser l'histoire...). Or, à l'heure actuelle, certaines instances archéologiques préfèrent nous empêcher de déclarer nos trouvailles, au mépris de la loi elle-même, un comble ! La détection telle que nous la voyons ? L’amitié, les rencontres, l’information légale et pratique, le respect du patrimoine et, encore une fois, la défense de cette pratique face à des milieux qui nous condamnent sans même avoir tenté d'écouter ce que nous avions à dire. A vous de faire vos propres choix. Vous trouverez au sein de l’ANDL ces différents courants.

 

Â